Le père Jean Marie Barennes se confie à nous

Vous êtes arrivé à Oloron en 2009. Quels souvenirs gardez-vous de cette arrivée ?
Je suis arrivé en septembre 2009 en tant que vicaire, en même temps que l’Abbé Daniel Décha alors nommé Curé. Nous formions alors une équipe de quatre prêtres avec les Abbés Lahaye et Guyaretch, ce qui a été une véritable richesse. J’ai découvert un territoire rural que je ne connaissais pas, après des années de ministère en ville. Très vite, j’ai appris à connaître les douze villages de la paroisse Saint-Jacques-du-Piémont ainsi que les habitants du Haut-Béarn.
Vous évoquez souvent le travail en équipe. Pourquoi était-il si important ?
Nous partagions les missions entre prêtres et nous nous retrouvions quotidiennement pour faire le point. Cette collaboration fraternelle nous permettait de répondre aux nombreuses demandes des paroisses tout en nous soutenant mutuellement.
Comment êtes-vous devenu curé ?
L’évêque m’a proposé cette mission de façon assez inattendue. J’ai été surpris, car je ne pensais pas être nommé à Oloron. J’ai accepté avec confiance. Être curé représentait une nouvelle responsabilité, dans une paroisse importante que je connaissais déjà, ce qui m’a beaucoup aidé au début.
Votre ministère a beaucoup évolué au fil des années…
Oui. Le territoire s’est progressivement agrandi avec l’intégration de nouvelles paroisses et la diminution du nombre de prêtres. Nous sommes passés de quatre prêtres pour deux paroisses à une organisation couvrant un secteur beaucoup plus vaste avec moins de moyens humains. Il a fallu sans cesse s’adapter.
Vous quittez aujourd’hui le Haut-Béarn pour Anglet. Est-ce un choix personnel ?
Non. Comme lors de mon arrivée à Oloron, c’est une mission confiée par l’évêque. Je n’avais pas demandé à partir, mais il avait besoin de moi ailleurs. J’ai accepté cette nouvelle nomination avec confiance, même si quitter le Haut-Béarn après dix-sept ans suscite une réelle émotion.

Quelle sera la nouvelle organisation des paroisses ? Une nouvelle étape commence avec les chanoines prémontrés. Le frère Renaud devient curé de l’ensemble des cinq paroisses du Haut-Béarn. Cette organisation demandera une période d’adaptation, mais aussi un engagement encore plus important des fidèles laïcs, appelés à prendre davantage de responsabilités dans la vie des communautés.
Quel est votre plus beau souvenir de ces dix-sept années ?
Sans hésiter, l’arrivée des Prémontrés à Sarrance. C’est un signe d’espérance pour tout le diocèse. Leur présence redonne vie à un lieu spirituel historique, qui accueillait déjà des pèlerins il y a plusieurs siècles. Voir cette tradition renaître est pour moi une immense joie.
Quel message souhaitez-vous laisser aux paroissiens ?
Je pars avec beaucoup de gratitude. Ces dix-sept années m’ont permis de découvrir des paysages magnifiques, mais surtout des femmes et des hommes auxquels je me suis profondément attaché. Je ne les oublierai pas et je suis convaincu que l’avenir du Haut-Béarn est porteur d’espérance grâce à l’engagement des prêtres, des religieux et de tous les fidèles.